Il y a 60 ans, les nations s’unissaient autour de valeurs universelles et atemporelles, et stipulaient à l’article 16 de la déclaration des droits de l’homme :
« Le mariage ne peut ĂŞtre conclu qu’avec le libre et plein consentement des futurs Ă©poux. »
Si Dieu lui-mĂŞme, au moment de mettre Ă exĂ©cution son projet d’endosser la nature humaine et de l’élever Ă lui, attend le consentement de l’humble crĂ©ature qui lui offrira sa virginitĂ© de mĂŞme que sa maternitĂ©, combien les hommes, les gouvernements, les plans d’éducation se doivent de saisir l’importance de ce consentement, vĂ©rifier son libre exercice, et le protĂ©ger ! Cette mĂŞme dĂ©claration de 1948 conclut, dans le mĂŞme article : « La famille est l’Ă©lĂ©ment naturel et fondamental de la sociĂ©tĂ© et a droit Ă la protection de la sociĂ©tĂ© et de l’Etat. » Et ce consentement ne peut ĂŞtre que factice, non seulement dans les sociĂ©tĂ©s aux mĹ“urs dictatoriales, mais Ă©galement plus proche de nous, lorsque les 20 premières annĂ©es de la vie enlisent l’apprentissage du OUI conscient, mĂ»r et responsable dans un fatras de paroles et d’engagements mal tenus, Ă la suite d’exemples disloquĂ©s.
En mĂŞme temps, ce Dieu qui attend le consentement de la Vierge ne lui a rien demandĂ© Ă l’origine de sa conception. Dieu nous crĂ©e et nous lance dans l’existence, c’est un devoir de saisir cette Ă©nergie crĂ©atrice ! « Dieu qui t’a créé sans toi ne te sauvera pas sans toi », cette parole de Saint Augustin, initialement prononcĂ©e pour insister sur la collaboration de l’homme Ă son propre salut, trouve Ă©galement sa pertinence envers tous ceux qui veulent s’arroger le droit de vie ou de mort, pour soi ou pour d’autres dont ils sont les reprĂ©sentants lĂ©gaux. La libertĂ© authentique ne se dĂ©finit toujours que par rapport Ă un cadre préétabli.
L’homme n’est pas fait pour créer la vérité, mais pour la reconnaître et lui donner un nom. Alors, surgit la liberté !
Abbé Vincent Marville
Méditation
Ô Vierge, donne vite une réponse !
Ă” notre Dame, dis la parole que la terre, que les enfers, que les cieux mĂŞme attendent.
Autant le Roi et Seigneur de tous « a lui-mĂŞme dĂ©sirĂ© ta beautĂ© », autant dĂ©sire-t-il aussi le consentement de ta rĂ©ponse au moyen de laquelle il a dĂ©cidĂ© de sauver le monde.
Si ton silence lui a plu, maintenant c’est ta parole qui lui plaira bien davantage puisque lui-mĂŞme te crie du ciel : « Ă” toi, belle entre les femmes », « fais-moi entendre ta voix ». Si donc, toi, tu lui fais entendre ta voix, lui te fera notre salut.
(Saint Bernard, Louanges à la Vierge Mère)