Edito

Les vocations sacerdotales et religieuses ! Il y a longtemps qu’on se plaint qu’il n’y en a pas assez ! Aujourd’hui, sous nos latitudes, le souci des vocations devient une question très prĂ©occupante. Face Ă  cette situation, plusieurs attitudes sont possibles : On peut tout justifier par les chiffres (...)

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Editorial  

Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole
jeudi 18 décembre 2008.

« Que tout se passe pour moi selon ta parole. »

Dieu attend un consentement ! Dans un raccourci saisissant, le consentement d’une jeune femme, accordĂ©e en mariage, vient rappeler le bon sens et la beautĂ© de la fondation d’une famille humaine.

Il y a 60 ans, les nations s’unissaient autour de valeurs universelles et atemporelles, et stipulaient Ă  l’article 16 de la dĂ©claration des droits de l’homme :

« Le mariage ne peut ĂŞtre conclu qu’avec le libre et plein consentement des futurs Ă©poux. »

Si Dieu lui-mĂŞme, au moment de mettre Ă  exĂ©cution son projet d’endosser la nature humaine et de l’élever Ă  lui, attend le consentement de l’humble crĂ©ature qui lui offrira sa virginitĂ© de mĂŞme que sa maternitĂ©, combien les hommes, les gouvernements, les plans d’éducation se doivent de saisir l’importance de ce consentement, vĂ©rifier son libre exercice, et le protĂ©ger ! Cette mĂŞme dĂ©claration de 1948 conclut, dans le mĂŞme article : « La famille est l’Ă©lĂ©ment naturel et fondamental de la sociĂ©tĂ© et a droit Ă  la protection de la sociĂ©tĂ© et de l’Etat. » Et ce consentement ne peut ĂŞtre que factice, non seulement dans les sociĂ©tĂ©s aux mĹ“urs dictatoriales, mais Ă©galement plus proche de nous, lorsque les 20 premières annĂ©es de la vie enlisent l’apprentissage du OUI conscient, mĂ»r et responsable dans un fatras de paroles et d’engagements mal tenus, Ă  la suite d’exemples disloquĂ©s.

En mĂŞme temps, ce Dieu qui attend le consentement de la Vierge ne lui a rien demandĂ© Ă  l’origine de sa conception. Dieu nous crĂ©e et nous lance dans l’existence, c’est un devoir de saisir cette Ă©nergie crĂ©atrice ! « Dieu qui t’a créé sans toi ne te sauvera pas sans toi », cette parole de Saint Augustin, initialement prononcĂ©e pour insister sur la collaboration de l’homme Ă  son propre salut, trouve Ă©galement sa pertinence envers tous ceux qui veulent s’arroger le droit de vie ou de mort, pour soi ou pour d’autres dont ils sont les reprĂ©sentants lĂ©gaux. La libertĂ© authentique ne se dĂ©finit toujours que par rapport Ă  un cadre préétabli.

L’homme n’est pas fait pour crĂ©er la vĂ©ritĂ©, mais pour la reconnaĂ®tre et lui donner un nom. Alors, surgit la libertĂ© !

Abbé Vincent Marville

Méditation

Ă” Vierge, donne vite une rĂ©ponse !

Ă” notre Dame, dis la parole que la terre, que les enfers, que les cieux mĂŞme attendent.

Autant le Roi et Seigneur de tous « a lui-mĂŞme dĂ©sirĂ© ta beautĂ© », autant dĂ©sire-t-il aussi le consentement de ta rĂ©ponse au moyen de laquelle il a dĂ©cidĂ© de sauver le monde.

Si ton silence lui a plu, maintenant c’est ta parole qui lui plaira bien davantage puisque lui-mĂŞme te crie du ciel : « Ă” toi, belle entre les femmes », « fais-moi entendre ta voix ». Si donc, toi, tu lui fais entendre ta voix, lui te fera notre salut.

(Saint Bernard, Louanges à la Vierge Mère)


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