Pourrait-on imaginer le « paysage catholique » sans y dessiner une religieuse, un frère consacrĂ© ? A la paroisse Sainte-TrinitĂ© en tout cas pas, après 50 ans de prĂ©sence des SĹ“urs qui tenaient l’école voisine, et l’arrivĂ©e de Points-CĹ“ur dans nos murs, sans oublier les capucins et SĹ“ur Marie-Anne. Aux yeux des Ă©vĂŞques, lorsqu’il s’agit de la vie consacrĂ©e, on ne parle pas d’une rĂ©alitĂ© marginale, mais d’une question qui nous concerne tous ! « En rĂ©alitĂ©, la vie consacrĂ©e est placĂ©e au cĹ“ur mĂŞme de l’Église comme un Ă©lĂ©ment dĂ©cisif pour sa mission, puisqu’elle fait comprendre la nature intime de la vocation chrĂ©tienne » (Exhortation du pape suite au Synode des EvĂŞques sur la vie religieuse, 1996, n. 3).
En laissant la place ce week-end à un confrère dominicain, l’Ordre des Prêcheurs, je mesure avec vous combien notre vocation à tous est portée en avant par la vie consacrée :
IsaĂŻe envisage dans l’avenir un peuple marquĂ© par la puretĂ© et portant des habits distinctifs : « Dieu m’a enveloppĂ© du manteau de l’innocence, il m’a fait revĂŞtir les vĂŞtements du salut » ;
Saint Paul nous souhaite de vivre de façon unifiĂ©e : « Que le Dieu de la paix vous sanctifie tout entiers, esprit, âme et corps », secret de la joie et de la prière perpĂ©tuelle ;
Jean Baptiste est dĂ©crit dans l’évangile sous un seul mot, il est « tĂ©moin » par sa vie entière, « pour rendre tĂ©moignage Ă la Lumière ».
Trois lectures qui nous font comprendre que les consacrés sont à la fois au service de Dieu et de l’homme, portant le projet d’une humanité sauvée et réconciliée.
Abbé Vincent Marville