Le 4 novembre l’Eglise fête saint Charles Borromée. Evêque de Milan, Charles Borromée est le patron de nombreux Grands Séminaires parce qu’il entreprit de former et de réformer le clergé de son diocèse dans l’esprit du Concile de Trente.
Charles Borromée (1538-1584) était le neveu du pape Pie IV (1559-1565). Il en devint le secrétaire d’Etat alors qu’il n’était âgé que de 21 ans. Très rapidement il se vit nommé cardinal, puis administrateur du diocèse de Milan. C’était un homme riche qui menait une vie de prélat.
A la mort de son frère, Charles se convertit et demanda l’ordination presbytérale. Dès lors il renonça à ses revenus et gagna le siège de son diocèse à Milan. Dans ce vaste diocèse où florissaient tous les abus il entreprit la réforme de son clergé de façon systématique et courageuse. Il fonda 3 grands et petits séminaires pour assurer une formation sérieuse à ses futurs prêtres, ainsi que plus de 800 écoles où 6000 prêtres formés par ses soins enseignaient le catéchisme. Dès lors son influence fut grande et ce qu’il avait fait à Milan servit d’exemple dans le mouvement de réforme que vivait l’Eglise catholique à la suite du Concile de Trente.
Nul n’est prophète en son pays ! Charles Borromée l’apprit à ses dépens : jusqu’à la fin de sa vie il fut en butte à l’hostilité de nombreux laïcs, prêtres et religieux dérangés par ses initiatives. L’un d’eux tenta même de le tuer alors qu’il était en prière !
En ce temps où les vocations sacerdotales se font rares et où le ministère des prêtres fait l’objet de réflexions imposées par des circonstances nouvelles, l’exemple de saint Charles Borromée doit nous parler. Que sous son regard de saint pasteur nos diocèses ne cessent pas d’approfondir les enjeux de la formation des séminaristes et les priorités du ministère des prêtres !