Prêtre

Prêtre

Chaque année, l’Eglise nous invite à prier, trois semaines après Pâques, pour les vocations sacerdotales et religieuses. Il ne s’agit pas ici de prétendre que seuls les prêtres et les religieux seraient au bénéfice d’une authentique « vocation ». Le Concile Vatican II a bien rappelé au contraire le fondement baptismal de toute vocation chrétienne.

Chaque chrétien, au jour de son baptême, se voit configuré au Christ « Prêtre, prophète et roi », et appelé à répondre par la beauté de sa vie à l’universelle vocation au don de soi-même par amour de ses frères – chacun à sa façon. Sur ce fondement, le ministère sacerdotal apparaît ainsi comme une façon de mettre en œuvre son sacerdoce baptismal, une manière de se placer au service de ses frères et soeurs.

Un pont entre Dieu et les hommes

Le Concile le rappelle bien: la finalité que les prêtres poursuivent dans leur vie et leur ministère, c’est de rendre gloire à Dieu par « l’accueil, conscient, libre et reconnaissant, des hommes à l’œuvre de Dieu accomplie dans le Christ » (Presbyterorum ordinis, n. 2). En d’autres termes, il s’agit pour le prêtre de s’efforcer de devenir un pont, et non un obstacle, sur le chemin des autres dans leur propre rencontre avec Dieu.

Par l’annonce de la Bonne Nouvelle, la célébration du mystère du Salut et le service du Peuple de Dieu, le prêtre se proposera d’aider ceux qu’il rencontre à trouver leur propre vocation, leur place dans le grand Corps de l’Eglise.