Le ministère presbytéral est indispensable à la célébration de la messe. Aucune communauté ne peut se donner à elle-même l’Eucharistie, elle ne peut que la recevoir du Christ par l’intermédiaire de l’Eglise.
Une nouvelle année liturgique commence ce 28 novembre, premier dimanche de l’Avent. Pour l’occasion, Mgr Kurt Koch s’adresse aux fidèles de son diocèse dans un message pour 2005 décrétée par la Conférence des évêques suisses Année des vocations presbytérales. L’année 2006 sera l’année de prière pour toutes les vocations ecclésiales.
« Veillez donc, car vous ne connaissez pas le jour où votre Seigneur viendra », paroles de l’évangile de ce premier dimanche de l’Avent. Le temps de l’Avent fait prendre conscience de ce que signifient très profondément l’Eglise et être chrétien : Les chrétiens sont de bout en bout des gens de l’Avent et l’Eglise est tout entière une communauté de l’Avent. Car ils vivent toujours dans l’attente de la venue du Seigneur : le Christ est venu dans le monde, il reviendra à la fin des temps et il vient dans sa Parole et dans le repas eucharistique. Jean-Baptiste est la figure de l’Avent par excellence : « Je suis la voix qui crie à travers le désert, aplanissez le chemin du Seigneur ! » L’Eglise n’a pas d’autre tâche que celle qui incombait à Jean, de désigner le Seigneur qui est en train de venir. Le ministère consacré du diacre, du prêtre et de l’évêque est le fait de la mission donnée par le Christ, qui s’exprime le plus clairement dans la célébration de l’Eucharistie, don de Dieu qui dépasse le pouvoir de l’Eglise communauté. Le ministère presbytéral est indispensable à cette célébration, aucune communauté ne peut se donner à elle-même l’Eucharistie, elle ne peut que la recevoir du Christ par l’intermédiaire de l’Eglise ».
Redécouvrir la vocation élémentaire à être chrétien
« L’Eucharistie est la source, le moyen et le sommet de la vie ecclésiale depuis les temps les plus anciens. C’est pourquoi Mgr Koch et les évêques suisses portent le souci de nouvelles vocations presbytérales, « les voix qui manquent d’abord dans le chÅ“ur des ministères ecclésiaux. Il demande à ses fidèles de porter ensemble cette responsabilité, car il revient aux paroisses « la tâche irremplaçable de susciter de nouvelles vocations presbytérales et de porter la pastorale des vocations ». Il constate encore « un esprit de revendication insouciant : les paroisses attendent de l’évêque, ça va de soi, qu’il leur mette un prêtre à disposition ». L’actuel manque de prêtres contient la question en retour aux paroisses et aux fidèles, s’ils réalisent leur vocation de baptisés : « C’est seulement si nous redécouvrons la vocation élémentaire à être chrétien dans sa profondeur et sa force de rayonnement qu’il y aura à nouveau plus de vocations à la vie spirituelle et au ministère ecclésial ».
Cette manière de vivre dans l’Avent comme Jean-Baptiste est difficile. « Il y a un vrai souci pastoral derrière la revendication d’ordonner prêtres des hommes mariés ». Quant au célibat : « Les hommes à notre époque voient souvent l’accomplissement de leur vie seulement dans le temps qu’ils passent sur terre et ne peuvent considérer le célibat pour l’amour du Royaume de Dieu que comme une folie. Ce témoignage de vie est donc d’autant plus important et il dépend de l’encouragement et du soutien des fidèles et des paroisses ».