Consacrés pour aimer
Depuis les débuts de l’Eglise, des laïcs chrétiens, hommes et femmes, ont voulu vivre l’Evangile de manière radicale. Se regroupant en communautés plus ou moins nombreuses, se soumettant à une règle et promettant d’être fidèles aux trois vÅ“ux de chasteté, de pauvreté et d’obéissance, ils représentent dans l’Eglise des familles spirituelles variées.
Il y a deux formes principales de vie religieuse : la vie monastique (voir plus loin) et la vie apostolique. Parmi les religieux, certains peuvent être prêtres. Nous pouvons ajouter encore d’autres chemins de consécration comme celle que vivent les ermites, les vierges consacrées et les membres des instituts séculiers.
La vie religieuse apostolique
Les religieux et les religieuses en vie apostolique vivent le plus souvent en petites communautés et assument des responsabilités dans la société ou dans l’Eglise.
L’engagement dans la vie religieuse est la réponse à un appel intérieur à vivre la fidélité à l’Evangile, en quittant tout pour suivre le Christ. Il se discerne à travers un dialogue avec d’autres. Cet engagement suppose le choix d’une communauté religieuse particulière dans laquelle on vivra. Il suppose en général une bonne santé physique et psychologique.
Aucun niveau d’études n’est requis au départ. La formation proposée varie selon les communautés : elle est fonction des capacités de chacun. La prière et la connaissance de la Bible tiennent une grande place dans cette formation qui se prolonge tout au long de la vie religieuse.
A la suite du Christ qui prie, guérit, annonce, compatit...
Religieux et religieuses s’attachent à vivre et transmettre le visage du Christ qui les a marqués. Selon les charismes et les traditions, ils mettent l’accent sur la vie commune, la prière et l’étude de la Parole de Dieu, sur la pauvreté et le partage de la vie des plus pauvres, sur l’obéissance et la disponibilité pour la mission, etc. Annonce explicite de la Parole, éducation des jeunes, action sanitaire et sociale, vie de simplicité et de proximité, ces " gestes " et ces " paroles " pleins d’humanité sont communion au Christ qui donne sa vie pour tous. Ils traduisent en acte l’amour de Dieu pour tous.
La vie en communauté
Cette suite du Christ, ils la vivent en communauté, avec des frères, des soeurs. Ils ne sont pas rassemblés en raison d’affinités, ou pour être plus forts et efficaces dans l’action. Ils se reçoivent mutuellement de Dieu qui est la source de leur rassemblement. Entre eux, tout est commun : ce qu’ils ont, ce qu’ils sont, ce qu’ils vivent. La communauté est une école de fraternité, un lieu où on s’évangélise mutuellement, en vivant le pardon. A ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres. (Jn 13,35).
La prière
Elle est tout particulièrement au cÅ“ur de la vie des religieux et des religieuses et, pour que toute leur vie devienne prière, ils aménagent des temps et des lieux pour renaître, écouter, se laisser envahir par la joie de celui qui a trouvé la perle précieuse (Mt 13, 44). Joie qui se prolonge dans le service des frères et du monde entier. Joie qui peut s’épanouir en création artistique. Joie émerveillée devant Dieu qui se fait tout proche et qui vient.
Les trois voeux : pauvreté, chasteté, obéissance
Les religieux et les religieuses prononcent trois vÅ“ux : pauvreté, chasteté et obéissance. Le jour de leur profession religieuse, ils s’engagent à y tendre toute leur vie.
Jésus s’est fait pauvre pour nous enrichir de sa pauvreté (cf. 2 Co 8,9). On retrouve cet élan dans le vÅ“u de pauvreté. Il est venu pour faire la volonté de Celui qui l’a envoyé (Jn 5, 36). On trouve l’écho de cette attitude dans le vÅ“u d’obéissance. Quant au vÅ“u de chasteté, il montre, à l’image de Jésus, une totale disponibilité de celui qui fait ce choix du célibat consacré.
La pauvreté, la chasteté et l’obéissance ouvrent un chemin de liberté intérieure et créatrice sous le signe de la gratuité.
Les vierges consacrées
Ces femmes chrétiennes vivent seules et reçoivent leur mission de l’évêque pour se mettre au service de l’Eglise. La vierge consacrée prend publiquement cet engagement devant l’évêque et la communauté. La plupart des vierges consacrées ont une vie professionnelle à plein temps et assument des responsabilités dans l’Eglise ou dans le monde. Elles ne sont pas liées par une structure et ne reçoivent pas de formation commune. Périodiquement, chacune d’elle retrouve l’évêque pour faire le point avec lui sur sa vocation.
La consécration séculière
Certains laïcs, hommes ou femmes, choisissent de vivre l’Evangile dans un Institut séculier, c’est-à -dire en plein monde, et de suivre au plus près le Christ disant : "Viens et suis-moi." Cet appel s’adresse à toute personne : homme, femme, célibataire, veuf, veuve, quels que soient sa profession, son milieu, son pays ou son état de santé. Il existe aussi des Instituts de prêtres.
Les instituts séculiers sont nombreux. Chacun a sa spiritualité. Mais toutes ces spiritualités ont en commun de se situer dans une perspective apostolique et de tout faire pour que leurs membres s’entraident à vivre l’Evangile aussi intégralement que possible. Pour aider chaque membre à vivre au mieux cette vocation, les Instituts proposent une exigence de prière qui tend à devenir un état permanent, une règle de vie, des écrits spirituels, des rencontres périodiques en petites équipes, une retraite annuelle.
Les membres des instituts séculiers ne sont pas des religieux, même s’ils dépendent de la congrégation des religieux du Saint-Siège. Ils ne vivent pas en communauté. Ils ont choisi le célibat à cause du Christ, pour vivre davantage dans son intimité et être plus disponibles aux autres. Discrets, ils sont plongés dans la foule des hommes et exercent les métiers les plus divers.
D’autres informations sur les instituts séculiers sont disponibles ici.