L’origine du mot "vocation" vient du verbe latin vocare qui veut dire appeler. Le Christ pose sur chacun de nous un doux regard. La vocation devient ainsi une rĂ©ponse Ă l’appel de JĂ©sus. Chaque appel est unique et tous nous venons au monde avec une vocation, un projet de vie Ă chercher et rĂ©aliser. Le mots vocations n’est ainsi plus spĂ©cifiquement rĂ©servĂ©e aux prĂȘtres, aux religieuses et religieux. Le baptĂȘme inscrit dĂ©jĂ chacun au coeur du monde que Dieu a crĂ©e.
Tout n’est pas pour autant dans tout. Chaque vocation a ses caractĂ©ristiques. Le Christ a dĂ©jĂ voulu qu’une vocation soit un don pour les autres. Ainsi, les prĂȘtres sont au service des baptisĂ©s. C’est le sacerdoce ordonnĂ©e qui est au service du sacerdoce baptismale. Saint Augustin le dit trĂšs bien : "Avec vous je suis chrĂ©tien ; pour vous, je suis prĂȘtre (Ă©vĂȘque)". Les deux annĂ©es des vocations 2005-2006 dĂ©sirent, entre autre, rĂ©aliser ce projet. Les vocations sacerdotales 2005 et les vocations baptismales 2006.
Ainsi, dans l’Eglise, il existe une Ă©galitĂ© de dignitĂ© entre toutes les vocations, mais une distinction entre les baptisĂ©s (les laĂŻcs), et les personnes ordonnĂ©es (les diacres, les prĂȘtres et les Ă©vĂȘques). Le philosphe français Jacques Maritain disait qu’il faut "distinguer pour unir".
Puis, il y des personnes qui se consacrent Ă Dieu dans une vie de religieux ou religieuses. Ils dĂ©ploient leurs baptĂȘmes au travers des voeux de pauvretĂ©, de chastetĂ© et d’obĂ©issance.Ils sont trĂšs nombreux de part le monde et ont marquĂ©s profondĂ©ment, et marquent encore, la vie de l’Eglise. Il y a aussi les moines et les moniales qui se sĂ©parent physiquement de ce monde qui passe, pour le rejoindre spirituellement par la priĂšre et la vie cachĂ©e en Dieu.
La vie familliale est aussi une vocation Ă part entiĂšre. Elle est marquĂ©e d’un sacrement spĂ©cial, le sacrement du mariage.
Des cĂ©libataires s’engagent aussi Ă vivre uniquement pour Dieu.
Ainsi, dans l’Eglise, personne n’est laissĂ© de cĂŽtĂ© : pape, Ă©vĂȘques, prĂȘtres, diacres, religieux ou religieuses, cĂ©libataires ou mariĂ©s, mais aussi enfants, jeunes, adultes et anciens, et enfin homme et femme, sommes toutes et tous invitĂ©s Ă trouver notre propre vocation pour s’Ă©panouir et s’engager sur le chemin du Christ ; un chemin de joie et de bonheur, un chemin de saintetĂ©.