Rencontre à Fatima des présidents des Conférences épiscopales d’Europe
Œcuménisme, mariage et famille au programme de travail des évêques européens, en plus de la collaboration avec les évêques latino-américains et africains

Les présidents des Conférences épiscopales d’Europe se rencontreront à Fatima, au Portugal, du 4 au 7 octobre, à l’occasion de l’Assemblée plénière des présidents des Conférences épiscopales d’Europe (CCEE). Pour la première fois, ce sera le cardinal Péter Erdö, nouveau président de la CCEE, qui présidera les travaux, aidé par les vice-présidents le Card. Josip Bozanic et le Card. Jean-Pierre Ricard, élus à l’assemblée plénière d’octobre dernier. Les présidents des Conférences épiscopales commenceront leur rencontre à Lisbonne, mercredi 3 et jeudi 4 octobre, rencontrant le patriarche de Lisbonne, le Cardinal José da Cruz Policarpo, et le premier ministre du Portugal, José Sócrates Carvalho Pinto de Sousa, actuel président du conseil de l’Union Européenne. Puis les participants se déplaceront à Fatima.
Dans la première partie des travaux à Fatima, les évêques auront l’opportunité d’approfondir la situation de l’Eglise catholique au Portugal et le rôle joué par le sanctuaire de Fatima. Le Cardinal Giovanni Battista Re, préfet de la Congrégation pour les évêques, présidera une concélébration eucharistique dans la basilique du sanctuaire marial. Le thème monographique de l’assemblée plénière sera le mariage, abordé dans différentes perspectives : la situation pastorale et juridique de l’institution du mariage dans les différents pays européens ; le mariage et la famille dans l’Union Européenne et les mariages mixtes.
La seconde partie des travaux sera axée sur le service du CCEE à l’Eglise en Europe, avec la présentation des projets quinquennaux des nouveaux évêques responsables des Commissions CCEE pour les médias ; pour la pastorale des migrations ; pour les catéchèses, les écoles et les universités ; pour les vocations.
Une partie des travaux sera consacrée à la collaboration entre le CCEE et le CELAM (Consejo Episcopal Latinoamericano) et le SECAM - Symposium of Episcopal Conférences of Africa and Madagascar.
LA PASTORALE DU MARIAGE ET DE LA FAMILLE EN EUROPE
Intervention du cardinal Ricard
Assemblée plénière des Présidents des Conférences épiscopales à Fatima, 4-5 octobre 2007
Parler de la pastorale du mariage et de la famille en Europe en 10 minutes est une véritable gageure. Je vais essayer d’en relever le défi mais pardonnez-moi si mon exposé vous paraît quelque peu rapide ou allusif.
1 – LES DÉFIS
La pastorale du mariage et de la famille qui se développe aujourd’hui en Europe se veut une réponse aux profonds bouleversements qui ont marqué l’institution familiale dans les pays européens depuis une quarantaine d’années. En effet, la famille et le mariage sont deux aspects de l’existence humaine qui ont été grandement fragilisés par des développements technologiques inédits et par de profonds changements culturels.
On est ainsi passĂ© du problème du divorce Ă celui des "unions de fait", du problème de l’infertilitĂ© de certains couples Ă celui de l’embryon humain traitĂ© comme matĂ©riel de laboratoire ou sĂ©lectionnĂ© selon les attentes ou les dĂ©sirs des parents, des questions tournant autour de la pilule contraceptive dite combinĂ©e Ă la banalisation de la pilule abortive. La lĂ©galisation de l’avortement s’est rapidement Ă©tendue Ă presque toute l’Europe. On en est arrivĂ© Ă mettre en doute le bien de la famille en opposant Ă celle-ci d’autres "modèles". On plaide aujourd’hui pour la reconnaissance de ce que les sociologues dĂ©signent comme « les diffĂ©rents modèles de nuptialitĂ©. » A cĂ´tĂ© de ce qui est appelĂ© « la famille traditionnelle ou bourgeoise, Ă savoir un homme mariĂ© Ă une femme et tous les deux ayant des enfants », on parle de « famille homosexuelle », de « famille recomposĂ©e » ou de famille « monoparentale ». Certains courants plaident très fort pour l’union ou le mariage entre personnes du mĂŞme sexe et pour la possibilitĂ© par elles d’adopter des enfants. L’approche est subjective. On proclame très fortement qu’il ne doit pas y avoir de discrimination entre les individus. Chacun a le droit de vivre selon ses inclinations sexuelles. La lĂ©gislation, pense-t-on, doit le permettre. Il n’y a plus pour le lĂ©gislateur de normes objectives, le critère de la moralitĂ© devenant ce que la majoritĂ© d’une population affirme comme devant s’imposer Ă tous dans un moment et une sociĂ©tĂ© donnĂ©s. Qui ne voit que cette majoritĂ© peut changer, qu’on peut la faire bouger et que dans ce contexte, elle reste très permĂ©able au travail de lobbying de certains groupes de pression qui savent particulièrement bien se servir des mĂ©dias.
Les résultats de ces évolutions marquent fortement nos pays d’Europe, en particulier de l’Europe de l’Ouest. D’où les constatations qui peuvent être faites :
baisse du nombre de mariages et du taux de nuptialité
augmentation du nombre de jeunes qui cohabitent avant le mariage, allongement de la durée de la cohabitation et augmentation du nombre d’enfants nés hors mariage
fragilité croissante de la stabilité et de la fidélité des couples
acceptation et quasi-fatalisme devant le divorce
augmentation des « unions de fait » et encadrement juridique de ces unions par l’État, introduit rĂ©cemment dans plusieurs pays d’Europe (« Cohabitation lĂ©gale », « PACS », mariages entre personnes du mĂŞme sexe)
dissociation entre union sexuelle et procréation
baisse de la natalité avec ses conséquences démographiques
recherche de la fabrication de l’enfant parfait
Cette évolution s’inscrit dans un processus de forte sécularisation qui a touché un certain nombre de pays européens dont la France. Ce processus s’est traduit par l’éloignement d’une partie de la population par rapport à l’appartenance ecclésiale, à la foi chrétienne. Nos pays ont été marqués par une grave crise de transmission entre les générations. Cela a affaibli une référence aux valeurs chrétiennes et à la culture religieuse.
2 – LES RÉALISATIONS DE LA PASTORALE DU MARIAGE ET DE LA FAMILLE EN EUROPE
La pastorale du mariage de la famille a voulu relever ces défis avec détermination et espérance, consciente de la richesse de l’expérience chrétienne et de la nécessité de partager à tous les hommes sa vision de la famille et la Bonne nouvelle dont elle est porteuse.
2.1 Mettre au centre la pastorale de la famille
Rappelons tout d’abord que si la prĂ©occupation pastorale pour la famille a toujours marquĂ© l’Eglise, en particulier en Europe, l’émergence d’une pastorale spĂ©cifique pour rĂ©pondre aux dĂ©fis croissants touchant la famille et la vie en Europe s’est prĂ©cisĂ©e Ă partir du Synode des ÉvĂŞques qui s’est rĂ©uni en octobre 1980 sur « les devoirs de la famille chrĂ©tienne dans le monde d’aujourd’hui ». Les propositions de ce synode, confiĂ©es par le pape Jean-Paul II au Conseil pontifical pour la Famille qui venait d’être créé (9 mai 1981), ont abouti au document postsynodal Familiaris Consortio du Jean-Paul II (22 novembre 1981) C’est cette exhortation apostolique qui a constituĂ© le document de base et aussi la charte de la pastorale familiale renouvelĂ©e. Celle-ci a commencĂ© dès lors Ă se diffuser dans tous les diocèses d’Europe, avec la crĂ©ation de multiples comitĂ©s, commissions ou services pour la pastorale familiale Ă©tablis par les ConfĂ©rences Ă©piscopales des diffĂ©rents pays.
Le pape Jean-Paul II est souvent intervenu pour souligner l’importance de cette pastorale de la famille et de la vie et la recommander comme un des axes d’une nouvelle Ă©vangĂ©lisation. Il Ă©crivait dans sa lettre apostolique Novo Millennio ineunte, 6 janvier 2001 n° 47 : « Une attention spĂ©ciale doit ĂŞtre portĂ©e Ă la pastorale de la famille, d’autant plus nĂ©cessaire dans un moment historique comme le nĂ´tre, oĂą l’on enregistre une crise diffuse et radicale de cette institution fondamentale. Il faut faire en sorte que, par une Ă©ducation Ă©vangĂ©lique toujours plus complète, les familles chrĂ©tiennes donnent un exemple convaincant de la possibilitĂ© d’un mariage vĂ©cu de manière pleinement conforme au dessein de Dieu et aux vraies exigences de la personne humaine. »
Vu les défis qui touchent aujourd’hui le mariage, la famille et la vie en Europe, il est décisif de donner une place centrale à la pastorale familiale, non pas comme une des dimensions particulières de la pastorale, à côté d’autres, mais comme un élément fondamental qui touche tous les autres domaines de la pastorale. Pour être plus efficace, la pastorale de la famille doit pouvoir se développer à la façon d’un réseau de relations, associant à son travail tous les acteurs des différents domaines de la pastorale.
On trouve cette centralité de la pastorale de la famille et de la vie dans différents Directoires de la Pastorale Familiale, en particulier le Direttorio di Pastorale Familiare per la Chiesa in Italia publié par la Conférence épiscopale italienne en 1993, très complet, le Directoire de Pastorale Familiale, publié par l’Eglise en Espagne et les différents textes de la COMECE, en particulier le document Plaidoyer pour une stratégie européenne pour la famille (2005) et le document de travail du secrétariat de la COMECE. Une stratégie familiale pour l’union européenne. Encourager l’Union à faire de la famille une priorité. (2004)
2.2 Evangéliser la réalité familiale et soutenir les familles
La première tâche que doit se fixer une pastorale du mariage et de la famille est d’aider les couples et les familles à s’ouvrir au don de Dieu et accueillir la vision évangélique du couple et de la vie familiale. Les chrétiens ont à témoigner de la réalisation d’une promesse qui donne goût à la vie. C’est l’expérience d’être aimés personnellement par Dieu, d’être pardonnés, d’être soutenus par la fidélité même de Dieu qui fonde l’amour conjugal et l’amour familial. Il faut aider la famille à devenir ce qu’elle est : une petite Eglise domestique, un lieu où on apprend à être aimé et à aimer, à vivre la communion dans la différence, à s’initier à l’expérience de foi avec tout ce que cela comporte.
La pastorale familiale dans la plupart des pays européens a voulu ainsi soutenir le mariage, ceux qui s’y engagent et ceux qui le vivent. Je pense à tout ce qui a été fait pour la préparation au mariage (Centres de préparation au mariage), l’aide psychologique et spirituelle apportée aux personnes mariées, le soutien par les mouvements de spiritualité, les propositions des communautés nouvelles en direction des couples, le soutien des veuves, des personnes séparées, des divorcés qui veulent rester fidèles à leur conjoint, aux divorcés remariés. On a cherché à soutenir les femmes confrontées à une décision d’avortement : soutien matériel, psychologique et spirituel.
On assiste depuis quelques annĂ©es Ă une redĂ©couverte du sacrement de mariage et Ă une prĂ©sentation renouvelĂ©e de la Bonne nouvelle Ă©vangĂ©lique concernant le mariage. Avec le Christ et l’aide de son Esprit, il est possible de fonder un couple pour la vie, de tenir dans la durĂ©e, de vivre une rĂ©elle fidĂ©litĂ©. Le tĂ©moignage des couples eux-mĂŞmes est dans ce domaine irremplaçable. Cette foi et cette espĂ©rance peuvent ĂŞtre reçues par tous ceux pour qui tiennent dans nos sociĂ©tĂ©s aux valeurs familiales. Ils sont bien plus nombreux qu’on ne croit. N’oublions pas que la valeur « Famille » reste au hit parade des valeurs plĂ©biscitĂ©es par les français. Tous les sondages le rĂ©vèlent.
Enfin, beaucoup de paroisses constatent que devant le peu de contacts de beaucoup de fiancés avec l’Eglise et avec la foi chrétienne (un des deux fiancés souvent n’est pas catéchisé et parfois pas baptisé…) la préparation au mariage peut être alors un lieu de réelle première évangélisation, un lieu où peut être proposée une première initiation ecclésiale. Cela est exigeant. Cela demande un plus grand investissement que de préparer simplement une célébration. Mais l’enjeu apostolique en vaut vraiment la peine. Ceux qui ont pris ces initiatives apostoliques nouvelles peuvent en témoigner.
2.3 Promouvoir la place singulière du mariage et de la famille dans notre société. Veiller au respect de la vie.
Dans notre promotion du mariage et de la famille nous ne témoignons pas d’une vision purement confessionnelle du mariage et de la famille, d’une vision qui ne s’adresserait qu’aux catholiques. Nous savons que nous sommes porteurs d’une vision de la personne, du mariage et de la famille qui s’inscrit dans le dessein de Dieu sur l’humanité et concerne tout homme.
Il est du devoir de l’Eglise et des chrétiens de se mobiliser pour promouvoir et défendre le vrai bien de l’homme. Voici quelques insistances soulignées par la pastorale de la famille et de la vie ces dernières années en Europe.
le respect de la place singulière de l’institution familiale et du mariage comme cellule première et fondamentale de la société
le refus de la relativisation de ce modèle par ceux qui prônent l’équivalence d’autres modes de nuptialité
l’invitation à réfléchir sur la stabilité, la fidélité et les moyens à prendre pour les vivre.
l’attention à la prise en compte du bien et des droits de l’enfant qui ont droit à avoir un père et une mère. On parle beaucoup du droit à l’enfant et beaucoup moins du droit de l’enfant.
le refus de la réification de l’embryon, de la banalisation sociale de l’avortement et de l’ouverture progressive à des pratiques euthanasiques.
Il y a là , non seulement des interventions publiques à faire mais aussi toute une longue formation des consciences à développer, à travers les âges et les différentes situations de la vie. La pastorale de la famille doit toujours avoir une dimension missionnaire. Il ne s’agit pas de créer entre familles catholiques un réseau de défense qui se refermerait sur lui-même. Certes, ces familles ont besoin de tenir, de se soutenir, dans un environnement peu porteur pour la vie conjugale et familiale, mais elles doivent témoigner autour d’elles de la vision de l’homme dont elles sont porteuses et de l’amour qui les fait vivre.
Dans le livre du DeutĂ©ronome Dieu dit Ă son peuple par l’intermĂ©diaire de MoĂŻse : « J’ai mis devant toi la vie et la mort, la bĂ©nĂ©diction et la malĂ©diction. Choisis donc la vie pour que vous viviez, toi et ta descendance. » (30, 19) Toute la pastorale de la famille et de la vie est bien lĂ pour redire Ă tous : choisis la vie, la vraie vie, celle qui ne déçoit pas.
Cardinal Jean-Pierre RICARD
ArchevĂŞque de Bordeaux
Président de la Conférence des évêques de France
Les présidents des Conférences épiscopales d’Europe se rencontreront à Fatima, au Portugal, du 4 au 7 octobre, à l’occasion de l’Assemblée plénière des présidents des Conférences épiscopales d’Europe (CCEE)
N.B.
Le CRV souhaite promouvoir la vocation du mariage. La pastorale de la famille et du mariage est bien sûr laissée aux bons soins des organes compétents !
Document de 1998 :
In Verbo Tuo
Nouvelles vocations pour une nouvelle Europe
http://www.vatican.va/roman_curia/congregations
Communiqué presse Zadar 2007
La famille, lieu vocationel
Semer ensemble l’espérance
Le Service Européen des Vocations (EVS) a tenu son congrès annuel à Baske Ustarije (Croatie) du jeudi 28 juin au dimanche 1er juillet 2007. L’EVS est présidé par Mgr Wojciech Polak (Pologne), évêque délégué pour la pastorale des vocations du Conseil des Conférences Épiscopales d’Europe (CCEE), sous la coordination du Père Jean-Pierre Leroy (Belgique). Les diocèses de Zadar et de Gospi ? ont accueilli une cinquantaine de responsables pastoraux de 17 délégations nationales : Albanie, Allemagne, Angleterre et Pays de Galles, Autriche, Belgique, Croatie, Espagne, France, Hongrie, Irlande, Italie, Pologne, Portugal, Slovaquie, Slovénie, Suède et Suisse. Du Saint Siège, l’abbé Frans Bonnici de la Congrégation pour l’ Éducation Catholique et le Père Eusebio Hernandez de la Congrégation pour la Vie Consacrée, Mgr. Peter Fleetwood du secrétariat du CCEE, ainsi que Sœur Annick Bimbenet, secrétaire adjointe à l’UCESM, ont également participé aux travaux.
Nouvelles vocations pour une nouvelle Europe
Le thème du Congres – La famille, lieu vocationnel – fut placĂ© dans l’hĂ©ritage vivant du Concile Vatican II et du document phare pour la pastorale des vocations « Nouvelles Vocations pour une nouvelle Europe » (Rome 1997). La famille est le premier terreau Ă cultiver, un espace d’intĂ©rioritĂ© et d envoi. MalgrĂ© les difficultĂ©s, la famille demeure un lieu de grande espĂ©rance
L’Europe
Dans une sociĂ©tĂ© europĂ©enne marquĂ©e par une grande diversitĂ© de situations familiales, les participants ont constatĂ© qu’elle reste profondĂ©ment marquĂ©e par une culture individualiste et consumĂ©riste, voire laĂŻciste. L’Europe souffre d’un athĂ©isme diffus, d’une certaine intolĂ©rance face Ă la vĂ©ritĂ©, d’une allergie Ă la foi, voire parfois d’une certaine « christophobie ». Dans ce contexte historique parfois pesant, la vie et les vocations restent un don de Dieu. Les parents sont invitĂ©s a donner la vie, Ă©duquer les enfants et transmettre la foi pour que les jeunes puissent parvenir librement Ă des choix mĂ»res et responsables. La saintetĂ© devient un projet fascinant Ă proposer joyeusement Ă la nouvelle gĂ©nĂ©ration. L’enfant ne doit jamais ĂŞtre un objet manipulable voire une projection Ă©goĂŻste d’idĂ©es prĂ©conçues. L’enfant est un don de Dieu. La famille est la petite Église domestique, le sanctuaire de la vie, le lieu de la fĂ©conditĂ© et le vivier naturel des vocations.
Vocation du mariage
L’Europe souffre d’un manque certain de vocations sacerdotales et religieuses. Cette pénurie quantitative n’a pas de solution immédiate, mais demande une longue et patiente maturation. Les deux sacrements de la mission – le sacerdoce et le mariage – s’appellent l’un l’autre. Si le séminaire est le lieu privilégié pour la formation des prêtres, la première semence pour une abondante moisson de vocations en Europe repose sur la vocation du mariage. Dans le jardin de la Création, Dieu appelle sans cesse l’homme et la femme à l’amour, au don de soi.
Etre ensemble
La pastorale des vocations demande aussi des étroites collaborations entre les diverses vocations consacrée, sacerdotale, laïque, matrimoniale et baptismale. S’unir pour travailler ensemble afin de distinguer la spécificité propre à chaque vocation devient une des priorités incontournables. Dans la grande famille de l’Église tous grandissent ensemble ou personne ne grandit.
Madame Marie Hendrickx, théologienne, de Belgique, de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, a présenté notamment la figure du fondateur de ATD Quart-Monde, Joseph Vresinski. Jésus a grandi dans une famille très pauvre mais d’une richesse extraordinaire par la présence même du Fils de Dieu. La Sainte Famille fut la première école d’amour. Marie et Joseph ont vécu la foi au quotidien en s’appuyant sur la Providence de Dieu. Si les vocations semblent être parfois peu nombreuses, le matin de la résurrection est tout proche. Le jardin européen a reçu la semence du Verbe de Dieu qui s’est fait chaire à Nazareth dans le sein d’une humble femme juive, la Vierge Marie.
Mgr Ivan Prendja, évêque de Zadar, ancien recteur du séminaire, a partagé son expérience des visites et du contact avec les familles durant le communisme et le drame de la guerre. Les participants ont découvert les réalités historiques, culturelles, sociales et ecclésiales de la Croatie et partagé leurs expériences afin de mieux connaître les différentes personnes engagées dans le champ des vocations. La messe, la prière et l’adoration ont rythmé les journées
Le congrès a finalement fêté joyeusement l’ordination de 3 nouveaux prêtres à la cathédrale de Zadar. Une famille croate de 11 enfants a donné son témoignage sur la croissance des vocations au sein de son foyer.
Duc in altum
Le vent de la Mer Adriatique a finalement propulsĂ© tous les participants vers leurs pays pour avancer dynamiquement au large : « Duc in altum ! ». Prochain Congres de l’EVS du 3 au 6 juillet 2008 Ă Porto Portugal
EVS, Baške Uštarije, le 1er juillet 2007