Claire de Castelbajac

Nous connaissons tous des Saints et Saintes… une statue au fond de l’église !!! Pourtant ĂŞtre saint c’est la vocation de tout baptisĂ©. Il suffit de voir le nombre de jeunes saints et martyrs que Jean-Paul II nous a laissĂ© comme exemple. Il y a les saints et saintes reconnus et vĂ©nĂ©rĂ©s par l’Eglise Catholique mais il y a aussi ce que l’on appelle volontiers « de la graine de Saint », Claire de Castelbajac en est une.
Claire n’est pas si lointaine de nous, elle est nĂ©e en 1953 et traversa le monde pour nous partager sa joie et son bonheur. Elle nous a donnĂ© sa dĂ©finition de la SaintetĂ© : « la SaintetĂ© c’est l’Amour Ă vivre les choses ordinaires pour Dieu et avec Dieu,… »
De nature gĂ©nĂ©reuse et passionnĂ©e, elle a grandie dans une famille profondĂ©ment chrĂ©tienne qui lui a transmise une Ă©ducation religieuse solide qui l’oriente vers Dieu. Dès son enfance, Claire doit affronter les douleurs de la maladie, mais cela n’affecte en rien sa bonne humeur. Claire garde au fond de son cĹ“ur un dĂ©sir de saintetĂ©. Alors qu’elle a six ans, elle dit Ă son père « Je veux ĂŞtre sainte, voilĂ ! C’est plus fort qu’être religieuse hein ? » Durant ses Ă©tudes Claire chercha sa vocation. Etre mère de famille ? Etre missionnaire en Afrique ? Cette idĂ©e la touche, car elle trouve inadmissible que l’on reste assis chez soi, « alors que tant de peuples nous attendent pour connaĂ®tre le Christ. »
AgĂ© de 18 ans, Claire part Ă©tudier la restauration artistique Ă Rome. Face Ă de nombreuses tentations, elle fera l’expĂ©rience de la libertĂ© et de l’indĂ©pendance. Cela permettra Ă Claire de prendre conscience de la source de tout bonheur : L’union Ă Dieu. Prise au piège dans une vie artificielle Claire ressent le besoin de partager sa gaĂ®tĂ© « J’ai du bonheur en trop ça dĂ©borde » et de vivre dans la joie de Dieu.
Cette Ă©tape de sa vie va ĂŞtre un tremplin pour repartir dans la voie sur laquelle Dieu l’attend et ainsi consolider sa vocation missionaire auprès des gens qu’elle frĂ©quente. Suite Ă un pèlerinage en Terre Sainte, Claire revient dans la maison familiale en France. Elle connaĂ®t dĂ©sormais la joie parfaite. Les diverses Ă©preuves - maladie, sĂ©jour Ă Rome, ses Ă©tudes - ont Ă©tĂ© pour elle une purification. Quelques jours avant que la maladie qui l’emportera ne se dĂ©clare, Claire confie Ă sa maman. « Je suis tellement heureuse que si je mourrais maintenant, je crois que j’irais au ciel tout droit, puisque le ciel c’est la louange de Dieu, et j’y suis dĂ©jĂ . » Alors que Claire ne cessait de magnifier la crĂ©ation par ses Ĺ“uvres artistiques, c’est le CrĂ©ateur lui-mĂŞme qui est venu la chercher le 22 janvier 1975.
Voici une nouvelle amie dans le ciel, proche de nous et ayant vécu dans les réalités de notre monde.
Pour terminer je vous laisse les recommandations que Claire avait Ă©crites Ă une amie. Ces encouragements nous sont aussi personnellement adressĂ©s : « Lis la Bible, commence par St Jean, dis des chapelets, donne-toi quelques minutes par jour pour l’oraison. La charitĂ© chrĂ©tienne c’est d’aimer les autres parce que Dieu les aime. »
François Perroset
www.jmj.ch